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Tinder… la roue de la chance ou de secours ?

Mis à jour : 26 oct. 2019








Au vu des nombreux retours sur mon article « Tinderestre », c’est avec plaisir que je reviens sur le sujet pour rassurer le « mâle » afin qu’il se sente soulagé d’être de nouveau l’homme alpha.

Je vous rassure, l’ancien article sur l’application de rencontres était plus une satire ironique qu’une réalité misogyne et heureusement ! Il n’y a pas un genre féminin ou masculin qui soit bon ou mauvais, nous sommes ce que nous désirons être.


Il est vrai que chaque rencard Tinder que j’ai eu jusqu’à ce jour s’est révélé être sans futur mais j’en retire pas mal de choses intéressantes.



Premièrement, il faut toujours parler plus de deux minutes avec un potentiel rendez-vous, mais rassurez-vous le tri sera vite fait car de nouvelles abondantes viandes fraîches vous feront bientôt disparaitre de sa top liste.

Eh oui, c’est une réalité, la surconsommation est partout même pour rencontrer l’amour !

L’amour, l’amour, c’est à se demander si cela existe encore. Rien que le mot effraie la plupart des gens. Voici une phrase typique que l’on m’a souvent envoyée : « Je sors tout juste d’une relation, je souette (oui avec ce genre de faute d’orthographe) pas me prendre la tetê ». Puis les allusions sexuelles se font massives et intempestives dès les premières phrases de discussion. A croire que le sexe est une fin en soi ou l’aboutissement d’un dialogue à une personne. Imaginez si nous devions coucher avec chaque individu avec qui nous avons échangé des mots, aurions-nous toujours autant de plaisir ? D’ailleurs j’en viens même à me demander à quoi cela sert d’avoir une nouvelle relation pour la voir décliner comme si elle n’avait jamais existé, c’est quand même beaucoup d’énergie pour ensuite se séparer avec son partenaire. Je suis mauvaise langue, toutes les relations amoureuses ne finissent pas mal en général.

Mais qu’elle est le véritable problème du sexe ? Est-ce devenu un sport, un loisir lubrique ? J’ai du mal à concevoir cette soif de l’orgasme au détriment des sentiments. Quelques secondes ou minutes orgasmiques valent-elle le coup de cet échange de fluide entre nous et un inconnu qui a dû partager tous ses microbes avec d’autres ? Cela ne nous fait-il pas perdre notre pouvoir d’être unique ?

Pour ma part, je ne me sens pas mieux adaptée à ce monde avec juste un « plan C ». A force, on se sent en quelque sorte sali de ne pas être choisie comme la femme importante de la vie de celui que l’on aime. Les personnes qui disent ne pas s’attacher lors de ce genre de relation sont soit dans le déni ou n’osent pas aimer l’autre car ils se sentent inférieur et non digne de lui. Les humains sont capables de s’infliger beaucoup de dégâts à cause de la peur du regard des autres et de la non écoute de soi-même. Peut-être quand reproduisant le schéma d’un « one shoot » nous souhaitons, quelque part cette solitude. Il faut reconnaître que posséder un sextoy nous évite de nous pomponner pour notre rencard, pas de moment gênant, on ne se déplace pas, pas besoin de soutenir une conversation qui nous frustre par son ennui et surtout il reste propre car nous l’entretenons avec soin. Il serait marrant de l’emmener chez le gynécologue :).


Bref, pour le moment que des avantages à rester chez soi avec son rabbit.



Deuxièmement, la projection de notre « future vie probable » avec ce « date » potentiel. Le facteur qui nous retombe souvent dessus est l’emballement, nous nous voyons très vite mariés avec des enfants. Au début, je suis toute jouasse qu’il m’accorde tout son temps pour me parler, puis un peu moins et là, je comprends, par mes sens accrus au taquet par l’excitation de l’attrait de la nouveauté, que le vent tourne et qu’il s’éloigne… Le mistral de maintenant est tellement puissant que nous n’avons même pas le temps de faire le tour des premières découvertes de l’autre que l’on ai soufflé pour être vite remplacé. La rencontre enlève aussi beaucoup de magie au charme virtuel. Une photo n’est pas une voix, une prestance, un charisme et je suis souvent déçue.

En l’occurence je fais vite le tour de ce mirage amoureux et cet homme mystérieux se retrouve vite en bas de mon estime pour ensuite l’oublier dans un coin de ma tête. Peut-être ai-je tort de me fier à ma projection qui ne m’émoustille pas du tout et où l’intérêt déserte. En tout cas, une fois le tour fait de mes scénarii, j’oublie la relation. Il est curieux de compartimenter ses sentiments pour éviter d’être trop malheureux et déçu de l’autre, le faites-vous aussi ?


Notre réalité est parfois bien différente de nos désirs et c’est peut-être aussi la cause de notre célibat.



Troisièmement, il nous reste l’espoir car oui, il y a bien quelqu’un sur ces planètes qui nous correspond (je me dis que j’ai mes chances avec des extraterrestres). Qui à décrété que nous n’aurions qu’un seul amour jusqu’à nos vieux jours ? Nous pouvons en avoir plusieurs dans notre vie. La société nous pousse vers la névrose et nous illusionne de fausseté en nous faisant croire que si nous ne sommes pas maqués après un certain âge il ne sera plus possible de retrouver l’âme soeur, une vie foutue quoi !

Il est normal que des femmes ou hommes perdent espoir, et acceptent ces pensées dépressives en pensant leur temps écoulé. Il est sans doute plus dur pour les femmes de constater leur décrépitude que pour les hommes, heureusement les mentalités évoluent vers des moeurs qui rejoignent le naturel et la réelle personnalité que juste une beauté éphémère. I hope !


Nous n’avons pas de date de péremption et il n’y a pas de paire d’âge qui va ensemble, nous avons le droit d’aimer qui nous voulons, sexe, âge, religion …


D’ailleurs cela me fait penser à une anecdote, je suis tombée sur un italiano qui m’a fait une remarque très étrange, pour lui j’avais eu trop de « conquêtes » dans ma vie… 14, c’est pas non plus le truc de fou mais pour lui j’étais une trainée. Honteuse je lui ai demandé avec combien de personnes il avait couché, tout simplement il m’a répondu : « Offff, au moins 40 ou 50 ». Alors là, je me suis dis, il plaisante ! C’est pas possible, comment lui peut me dire que je suis limite sale alors qu’il couche avec autant de filles ? Il m’a quand même fait un calcul sur l’année ! Soit il me mentait afin d’avoir confiance en lui ou soit il y a un véritable problème de tolérance et de misogynie. Expliquez moi pourquoi pour un homme coucher avec autant de femmes est plus normal que l’inverse ? Le pire de l’histoire c’est qu’il m’a quand même dit qu’il ne pourrait même pas se projeter avec moi à cause de mes 14 amants. Je lui ai alors demandé s’il ne couchait qu’avec des vierges parce que sur les 50 y a bien des nanas qui ont dû bourlinguer. Ce n’est pas un jugement, chacun gère ses affaires de fesses comme il le désire mais il y avait quand même là une injustice.

Tout de suite j’ai pensé à un film, Marie Magdalena, il raconte la vie de la Marie Madeleine et à la fin ils écrivent que c’est en l’an 500 et des brouettes qu’un pape un peu zélé a jugé Marie comme la catin de service parce que c’est une femme entourée d’homme qui sont bien sûr des « saints ». Ce sont des apôtres de Jésus tout de même, il ne faudrait pas les mélanger aux femmes !

Et ce n’est qu’en l’an 2016, je crois, qu’elle est enfin reconnue comme apôtre de Jésus. Moins de deux mille ans pour reconnaître l’identité d’une femme apôtre ! Eh bien, je connais des peintres qui vont devoir modifier quelque peu leur tableau de grande tablée entourant Jésus. Peut-être que le mythe d’être malheureux en étant 13 à table va cesser ?


En attendant 2000 années pour avoir la réponse à toutes mes questions, je vous laisse avec quelques captures d’écran d’échanges rigolos avec de parfaits inconnus :

(les photos sont remplacées par des personnages sympas pour coller au plus près des personnalités des « mâles » qui m’ont répondu. Je garde l’anonymat, don’t worry !)


Et vous, racontez-moi en commentaire une de vos péripéties sur des applis de rencontre.




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